Quelles énergies pour demain ?

Les nucléophiles pensent que l’électrification généralisée grâce aux réacteurs nucléaires est LA bonne solution, le moyen efficace pour lutter contre le réchauffement climatique. Pour cela ils mettent en avant le faible nombre de grammes de CO2 émis par la production d’un kWh d’électricité d’origine nucléaire. Fort de ce constat ils voudraient faire croire aux français mais aussi au monde entier qu’ils ont LA bonne solution.
Evidemment c’est faux pour plusieurs raisons :
1) on ne peut pas focaliser sur le CO2 cause principale du réchauffement climatique ; car la perte de biodiversité et l’accumulation de déchets toxiques importent tout autant voire bien plus. Or le modèle d’électrification nucléaire oublie ces éléments essentiels.
2) tout électrifier n’est ni réaliste ni souhaitable. L’électricité ne représente actuellement que 20 % de nos consommations d’énergie. En effet, le besoin des ménages et des entreprises c’est d’abord de la chaleur tout particulièrement en hiver, mais pas que ou encore du froid en été. N’est-il pas dommage de brûler de l’électricité au mieux via une pompe à chaleur quand il est possible de récupérer de la chaleur par la géothermie d’une part et par les capteurs solaires thermiques d’autre part ?
3) pour tout électrifier il faudrait selon un calcul simpliste multiplier par cinq notre production d’électricité et donc le nombre de réacteurs nucléaires et le nombre de tonnes d’uranium nécessaires et ceci dans un délai très court si l’on veut réellement lutter tout de suite contre le seul réchauffement climatique.
Pas besoin d’avoir fait des études supérieures pour comprendre que le tout électrique et ses conséquences sur la production est totalement irréaliste.
Voir le document de Global Chance suivant qui détaille très bien ce scénario macronesque d’une grande stupidité.

Mais alors que faudrait-il bien faire ?

1) Garder provisoirement en bon état nos anciens réacteurs nucléaires tant que nous n’avons pas basculé totalement vers les meilleures technologies d’énergie renouvelable. S’interdire d’en créer de nouveaux !
2) Privilégier les Enr thermiques puisque c’est là le besoin essentiel ; du coup valoriser la captation de chaleur solaire et mettre en place les moyens de stocker assez longtemps cette chaleur pour lisser la production variable. Utiliser à chaque fois que possible la géothermie profonde constante et pilotable et le réseau de chaleur associé pour distribuer cette chaleur. Compléter avec des capteurs solaires photovoltaïques, des capteurs éoliens, des capteurs de courants d’eau, de marées, etc … A chaque fois associer des moyens de stockage/restitution variés et suffisants.
3) Revoir notre organisation générale de la société afin de réduire les besoins de déplacement des gens et des marchandises ; donner plus d’importance aux échanges locaux qu’aux échanges internationaux. Déterminer les produits et services essentiels à notre vie ou survie et cesser la production de tout ce qui est soit inutile, soit néfaste à notre environnement et au vivant. Ne pas réduire notre vision sobre au seul domaine énergétique.
4) Réviser, affiner et adapter sans cesse ce plan d’actions de lutte contre le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, l’accumulation de déchets, la sur consommation, en fonction de l’amélioration de nos connaissances et de nos expériences réussies ou ratées.
5) Créer les bases d’une conscience et d’une éthique de ces problèmes vitaux pour l’humanité en vue d’éviter toute dérive du but fixé : comment vivre ou survivre dans ce monde devenu dangereux pour la vie. Tuer la publicité et la propagande ainsi que tout ce qui incite à consommer plus ou nous interdit de penser et réfléchir à notre devenir.
6) Vu les risques de mort de l’humanité, garder le moral, s’autoriser les joies et les folies de la vie mais basées sur la convivialité, la chaleur humaine, les choses simples à l’opposé du gaspillage marchand.

Edité le:25/09/2026