Chroniques
Cliquer sur un bouton pour afficher les autres pages de la section


Par exemple, les personnes qui exercent dans un service marketing sont-elles censées et respectueuses des clients quand elles fixent des prix à 19,99€ en espérant faire croire à ces clients que le prix est vraiment inférieur à 20€ ?
Cette pratique extrêmement répandue se base sur l’idée qu’il est facile d’abuser le client ; en d’autres termes cela revient à supposer que le client est stupide !
Une autre interprétation de ces prix non arrondis est peut être de décourager le paiement en monnaie et au final d’imposer le paiement électronique ! Mais là encore, il y a un mépris total du client qui n’est plus libre de payer comme il l’entend.
Les gens du marketing utilisent largement les messages publicitaires pour inciter à des achats de services ou de produits dont la réelle utilité reste à démonter. Par ailleurs, le message publicitaire s’appuie souvent sur la paresse voire la bassesse des individus qui ne pensent qu’à leur égoïste intérêt. Ces messages publicitaires de cette forme, nombreux et permanents, usent le bon entendement des gens, constituent une sorte de lavage de cerveau !
On nous fait croire n’importe quoi !
Par exemple, on nous invite à sauvegarder nos données de toutes sortes sur le nuage du net plutôt que de les sauvegarder sur un support de sauvegarde personnel ! Ce nuage semble à priori, léger, léger … En réalité après un cheminement sur un réseau assez complexe mais bien rodé, nos données sont stockées comme chez nous sur un support informatique de l’un des multiples ordinateurs d’un data center. Et ces data center qui tournent sans cesse, nuit et jour (*2), consomment beaucoup d’électricité mais aussi beaucoup d’eau pour les refroidir efficacement.
Il n’est pas facile de garantir la confidentialité de nos données sans forte complexité. Bien sûr on peut crypter la transmission et le stockage mais au prix d’une consommation énergétique plus grande. Le bitcoin en est un exemple avéré.
Nous pourrions relever d’autres exemples de complexité qui posent questions.
Pourquoi acceptons nous cette complication inutile ?
Sans doute parce qu’on nous matraque chaque jour, chaque heure que le progrès technologique est l’avenir, qu’il nous simplifie (en apparence) la vie et que des mesures sont prises pour nous interdire de revenir en arrière, sur des méthodes bien plus simples !
Qui tire avantage de ces complications ?
Indéniablement les très grandes structures financières et industrielles ont tout intérêt à ce que chacun de nous soit prisonnier du système qu’ils nous proposent ; ils peuvent ainsi fixer librement le prix du service rendu de façon à réaliser de bonnes marges de profit.
Quels sont les risques de cette fuite en avant technologique ?
Le premier risque est le vol de nos données et de nos intentions d’achat ; cette connaissance permet à ces grandes structures de mieux nous influencer et de nous proposer les services qui sont les plus rentables pour elles ;
le second risque est la consommation excessive d’énergie électrique, d’eau mais aussi de toutes matières nécessaires à la construction de nos smartphones et des data center ; or cette consommation excessive semble bien précipiter le réchauffement climatique mais aussi accélérer l’accumulation de déchets et la perte de biodiversité !
Le troisième risque est que ces technologies nous éloignent de plus en plus de notre nature d’espèce vivante. Les milliardaires de la technologie rêvent du transhumanisme, de la suprématie de l’intelligence artificielle mais semblent oublier (*3) que nous avons besoin de faire des efforts physiques ou intellectuels pour ne pas devenir des zombies presse bouton accros à l’image comme l’insecte à la lumière.
Quand nous résistons à la fuite en avant, ils nous opposent le retour en arrière, à la bougie …
Une fois de plus ils se moquent de nous, ils nous manipulent selon leurs seuls intérêts !
Soyons plus lucides qu’eux et veillons d’abord à notre survie.
(*1) Cette question n’est-elle pas existentielle ?
(*2) Nos données doivent rester accessibles, rapidement et en permanence puisqu’on ne sait pas à quel moment nous allons sauvegarder ou relire celles-ci ! En revanche, un stockage personnel chez nous ne nécessite qu’une très petite fraction de temps.
(*3) Nous pouvons nous demander si ces milliardaires ne sont pas fous ou déjà abêtis quand ils rêvent d’un monde sans réelle vie humaine.
Edité le:06/06/2026