La cyberattaque de la Réfrigération

On nous raconte que le système de réfrigération des denrées alimentaires de plusieurs supermarchés a été piraté et qu’il en résulte un préjudice considérable avec la mise à la poubelle de ces denrées.

Mais comment cela a-t-il été possible ?

Très peu d’informations sur le pourquoi et le comment.
Info Internaute

1) Bien sûr on invoque des hackeurs dont on ne sait rien ou presque, qui seraient responsables de cette grave mauvaise action. D’aucuns ne tarderont pas à nous parler d’une forme d’ingérence étrangère !
2) On oublie d’expliquer pourquoi ces systèmes de réfrigération sont télécommandés à distance via internet ; nous pouvons supposer que les supermarchés ont acheté ces systèmes auprès de grandes entreprises spécialisées et ont délégué le contrôle et la maintenance auprès de celles-ci ; du coup, la gestion à distance s’est imposée ; or nous savons tous que le système de transmission numérique TCP/IP bien que robuste et relativement fiable est très sensible aux attaques des hackeurs !

Les vrais responsables ne sont donc pas les hackeurs. Les vrais responsables sont les directions logistiques et financières des supermarchés et de leurs fournisseurs de matériels et services.

Comment ces dernières n’ont-elles pas compris qu’en centralisant la gestion à distance elles se mettaient forcément en péril d’une cyberattaque ? Comment se fait-il que chaque élément de réfrigération ne dispose pas d’une alarme indépendante et d’un dispositif de commande d’urgence manuel ? Espérons également que chaque supermarché dispose d’un groupe électrogène capable de suppléer durant quelques heures à une coupure prolongée du courant électrique !

Cette dernière cyberattaque montre combien notre société du tout numérique et du tout électrique est très fragile aux aléas de toutes sortes qu’ils soient climatiques, techniques, insurrectionnels ou autres. Imaginez une telle cyberattaque sur nos centrales nucléaires !

La sagesse voudrait que nous ne mettions pas tous nos œufs dans le même panier numérique ou même électrique ! La sagesse voudrait que l’on rend plus autonomes chacun de nos systèmes logistiques ou de production et que l’on fasse davantage confiance à l’être humain qu’aux logiciels automatiques ou d’intelligence artificielle installés dans les machines.

Cette sagesse créerait par ailleurs des emplois pas trop spécialisés, une diminution du chômage et une augmentation des recettes publiques liées à ces emplois. Certes cela diminuerait les marges des super marchés et de leurs grands fournisseurs, mais sans les ruiner, loin s’en faut.

Edité le:13/10/2026