Les économistes ont fait leurs calculs ; les stocks c’est de l’immobilisation financière qui coûte cher !
C’est pourquoi, ils préconisent la politique du flux tendu.
Le flux tendu signifie que l’on réduit au maximum les stocks ; du coup, il faut, au fur et à mesure voire au dernier moment, commander les produits nécessaires à la production. Tout se passe comme si le stock était reporté dans les véhicules de transport.
Cette politique nécessite donc des réapprovisionnements nombreux et en quantité réduite. Elle fonctionne bien parce que le coût des transports est relativement faible ; ce coût faible est obtenu grâce à l’optimisation effectuée par les organismes de logistique de ces transports.
Cette politique du flux tendu génère davantage de mouvements des marchandises, lesquelles proviennent souvent de très loin à bas coût.
Cette analyse rapide montre que le flux tendu est certainement néfaste sur le plan écologique sachant que les transports sont énergivores et polluants d’autant plus qu’ils sont rapides et fractionnés.
Ce point échappe aux économistes qui ont généralisé le flux tendu dans d’autres domaines que l’industrie et le négoce.
Dans le domaine médical, le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux a été réduit afin d’obtenir un gain financier. Mais ici, pas de possibilité de commander des lits en flux tendu. Du coup, en cas d’afflux de patients, le service d’urgence est incapable d’accepter tous les patients par manque de lits et autres moyens nécessaires. C’est donc l’attente du patient qui constitue la variable d’ajustement avec le risque que son mal empire !
Dans ce domaine, la politique du flux tendu est néfaste à la santé des gens.
Dans le domaine des transports en commun par train ou par avion, le transporteur cherche à remplir ses véhicules au maximum. Il met donc en place une tarification très complexe, moins chère si réservation longtemps à l’avance, plus chère si acquisition du billet à la dernière minute. Ce système est rendu possible grâce aux moyens informatiques et numériques qui permettent même d’éviter l’emploi de personnel au guichet.
Dans un même véhicule de transport, les voyageurs ne supportent pas le même coût pour un même déplacement !
Dans ce domaine, la politique du flux tendu est contraignante et inhumaine ; on oblige l’usager à prévoir longtemps à l’avance son voyage s’il veut réduire sa dépense ; or cela est une contrainte forte et n’est pas toujours possible.
Ces quelques exemples de la politique du flux tendu prouvent que la recherche du moindre prix de revient pour l’entreprise ou le service public est contraire :
- à la volonté de transition écologique,
- à l’accueil hospitalier et humain,
- à la convivialité et à la simplicité des démarches.
Il semble malheureusement que le client ne soit plus le roi !
Edité le:09/01/2026