Le concept de maison autonome est intéressant, bien sûr. Mais pour y parvenir, il faut déployer beaucoup de technologies comme la conception bioclimatique, l’isolation forte, la mise en place d’une VMC double flux, récupérer de la chaleur ou de l'électricité, récupérer les eaux pluviales, ... Tout cela a un coût financier d’une part mais surtout écologique d’autre part. L’acquisition des matériaux et matériels, les transports, l’entretien génèrent des déchets dont les GES. Au bout de combien de temps récupère-t-on le déficit sur les GES ?
On peut comparer avec la voiture électrique, zéro GES en fonctionnement mais énormes GES créés lors de sa fabrication.
Je crois qu'il faut toujours avoir à l'esprit ce retour sur investissement GES, idem pour la biodiversité !
Du coup, les bonnes actions les moins technologiques sont souvent les plus efficaces écologiquement.
Par exemple la conception suivie de la construction bioclimatique n'est pas plus chère que la construction classique; une baie orientée plein sud apporte des calories en l’hiver ensoleillé, et un débord de plafond ou un simple store banne ou encore un ombrage naturel par feuillus préserve de l'excès de chaleur en été …
Une ancienne maison existante n’est probablement pas bioclimatique. Il semble intéressant d’isoler fortement son toit, ses murs, ses ouvertures pour diminuer ses pertes de chaleur. Ici encore la mise en œuvre de cette isolation aura un coût écologique important. Le retour sur investissement écologique sera d’environ 3 à 10 années selon l’importance des travaux, eux mêmes dépendant du volume de la maison.
D’autres solutions plus simples sont possibles ! Faut-il isoler toutes les maisons construites ? Pas sûr si on abandonne le chacun pour soi. En effet, on peut imaginer que, par grand froid, plusieurs habitants de maisons voisines se réfugient dans l’habitat le mieux isolé quelque temps !
Faut-il vraiment isoler toutes les pièces d’un logement ? Pas nécessaire, si on veut bien se rappeler les années 1950 ; à cette époque les chambres n’étaient pas chauffées mais on savait mettre une brique chaude au fond du lit et se couvrir de pyjamas chauds et d’édredons biens rebondis ! Et les gens étaient en si bonne santé qu’ils vivent encore aujourd’hui !
De même pour se protéger des fortes chaleurs, nos ascendants savaient préserver des îlots de fraîcheur, certes limités voire contraints mais évitant le recours aux climatiseurs modernes particulièrement énergivores.
On peut étendre ce principe de recherche de solutions écologiques simples et suffisamment efficaces à toutes sortes de domaines.
Faire une bonne transition écologique en tous domaine doit être une recherche d'optimum et non une course technologique ou encore une recherche de la meilleure performance.
Edité le:03/02/2025