Adaptation à la canicule

Il paraît que notre gouvernement et les dirigeants d’entreprises publiques ou privées prennent des mesures contre la canicule qui sévit sur les trois quarts du pays France.
C’est un peu tard (*1) mais c’est mieux que rien !
Sauf que ces mesures sont pour le moins bizarres.

Par exemple, des écoles ferment afin d’éviter que les élèves subissent des chaleurs excessives dans les classes inadaptées à la canicule. Cela signifie donc que les enfants soient pris en charge par le système périscolaire existant, en supposant que celui-ci résiste mieux à la canicule, ce qui est peu probable, soit que les enfants soient gardés par des personnes de confiance qui ont la chance d’habiter des lieux protégés de la canicule, ce qui semble assez rare, soit que ces enfants restent chez eux en compagnie de leurs parents, le plus vraisemblable et le moins bien envisagé puisque l’on ne propose pas aux employés ou salariés de ne pas travailler pour s’occuper sérieusement de leurs enfants !
Cette mesure d’urgence est donc très mal adaptée au besoin réel.

Autre exemple, la SNCF va limiter le nombre des trains en circulation pour épargner aux voyageurs les risques de panne et de surchauffe de ces voyageurs dans des wagons bondés dont la climatisation ne fonctionne plus.
Si ces gens doivent se rendre au travail, comment vont-ils faire avec moins d’offre de transport ?
Cette mesure est donc tout aussi inadaptée !

En fait, ces deux exemples montrent que les entreprises publiques protègent leur personnel et leur matériel en priorité, tout en faisant croire qu’ils pensent aux élèves ou aux usagers.
Nous ne connaissons guère les mesures prises par les entreprises privées. Gageons qu’elles ne sont pas meilleures.

Mais quelle mesure efficace anti-canicule devrions nous mettre en place ?

Il faut considérer que la canicule, comme un aléa climatique ou sismique grave (*2) remet totalement en question nos activités. Lorsqu’une entreprise est inondée ou saccagée par un cyclone, ses employés sont ‘autorisés’ à chômer. De même toute canicule implique un chômage des employés et une réduction importante de l’activité. Bien sûr toutes les activités ne peuvent être arrêtées ou diminuées ; certaines d’entre-elles deviennent même prioritaires (santé, distribution d’eau (*3), …) mais le principe général de réduction d’activité est la vraie mesure.
Evidemment, cette mesure de réduction d’activité ne plaît guère aux dirigeants économiques bien qu’elle soit la plus efficace (*4).
C’est pourquoi on voit apparaître des mesurettes pour ne pas dire des bricolages qui mettent à mal les gens qui bossent !

(*1) Déjà en 1976 le Club de Rome et René Dumont avaient compris et alerté les dirigeants économiques et gouvernementaux des risques de dérèglement climatique consécutifs à notre suractivité.
(*2) Après un cyclone dévastateur, après une inondation catastrophique, après un séisme, des centres d’activité sont détruits et de nombreux employés ou travailleurs se retrouvent au chômage.
(*3) Une mesure de sécurité essentielle serait de préserver la qualité et la quantité d'eau potable destinée à la population.
(*4) Puisque c’est notre suractivité économique qui est la cause la plus importante du réchauffement climatique, il semble judicieux de réduire cette activité en cas de canicule.

Edité le:22/06/2026