Cette expression s'utilise, en laboratoire, pour définir le milieu, le substrat, les conditions de culture d'une plante ou d'une espèce vivante.
La plante ou l'animal prélève dans son milieu, rejette dans ce milieu, transforme parfois ce milieu. Pour que le milieu reste un support de vie correcte, il faut que les prélèvements, les rejets et les transformations des différentes espèces vivantes s'équilibrent. Ainsi le milieu est toujours renouvelé et reste bon pour la vie.
L'homme, tel la bactérie, l'insecte ou le rat a besoin d'un milieu pour vivre; ce milieu s'appelle la Terre. L'homme prélève dans son milieu de quoi se nourrir, de quoi respirer.
L'homme rejette les déchets de sa nourriture et de sa respiration. L'homme transforme beaucoup son milieu de vie pour le rendre à priori plus facile à vivre. L'homme est ainsi devenu plus ou moins hors de portée des prédateurs naturels et a pu se multiplier énormément sur la planète.
Au final le milieu vivant de l'homme est très altéré.
Les différents rejets de son activité s'entassent sur les sols, dans les sols, dans l'atmosphère: les pollutions relatives à ces rejets menacent notre survie.
L'accumulation des gaz à effet de serre déséquilibre de plus en plus le système climatique de la Terre; il y a risque d'emballement avec ses conséquences déjà visibles, inondations, sécheresse, feux de forêts plus fréquents, dégel de la banquise, ouragans, régimes climatiques plus contrastés ...
Je me demande même si la fonte de nombreux glaciers sur Terre, n'a pas un effet sur les séismes.
L'accumulation des objets usés jetés tels que plastiques, métaux, ... entoure nos villes.
On ne sait que faire des rejets radioactifs des centrales nucléaires qui menacent l'humanité pour trop longtemps.
A l'inverse, nos prélèvements dans le milieu sont tellement importants que la pénurie est proche tant dans le domaine nourrissier que dans le domaine minier.
Si nous continuons à vivre sur le modèle de développement actuel, notre milieu deviendra invivable et nous serons donc condamnés à disparaitre de la Terre. Si une espèce vivante et intelligente doit nous remplacer, elle s'interrogera sûrement avec perplexité sur le fait que nous avons construit énormément en béton, en ferraille, en plastique ... toutes choses qui ne sont ni comestibles ni recyclables. Ils s'interrogeront comme nous nous sommes interrogés sur la civilisation de l'ile de Pâques !
Peut être est-il déjà trop tard, mais quand même, il faut tenter d'inverser le cours des choses et d'abord abandonner le système de développement actuel. Puis inventer un système de préservation et d'entretien de notre milieu de vie.
1.Il faut s'interdire l'utilisation massive des hydrocarbures de toutes sortes car leur utilisation pollue gravement.
2.Il faut s'interdire de puiser dans nos ressources sans fin; au contraire il faut TOUT recycler afin de ne pas diminuer notre capital ressources.
3.Il faut s'interdire de procréer à l'infini, il faut réduire la population mondiale puisque cette réduction là réduit automatiquement les prélèvements, les rejets, les transformations souvent néfastes; je sais que c'est difficile à admettre, mais c'est pourtant une vérité.
4.Il faut donner la priorité aux domaines utiles à notre survie: l'agriculture pour se nourrir, la climatologie en vue de maintenir une qualité de l'air inspiré et une température normale pour l'homme, la sociologie en vue de diminuer le nombre des habitants et de mieux les répartir sur Terre, les sciences naturelles en vue de nous rapprocher de la nature, l'éducation physique en vue de faire marcher plus nos petits muscles et moins les machines cause première de pillage de ressources et source importante de pollution.
5.Le changement radical de notre mode de vie ne peut se faire sans douleur. Pour que celle-ci soit supportable, il faut un système de valeurs fondé sur l'équité, la justice, la solidarité et combattre inlassablement toutes les inégalités importantes.
Nombre de nos activités actuelles sont parfaitement inutiles voire néfaste au regard de ce nouveau système donnant la priorité absolue à la préservation et l'entretien de notre milieu.
D'aucuns prétendront que toutes ces activités arrêtés vont générer du chômage, des rebellions, ... D'autres chanterons qu'en dehors du développement, de la croissance, il n'y a pas de salut ... Ceci est faux, archi faux. Car la refonte de notre système de vie (puisqu'il faut l'appeler par son nom), implique automatiquement la relocalisation, la valorisation d'une multitude de petits métiers ou services, à l'inverse des concentrations financières et industrielles qui mènent à notre perte.
Développons quelque peu le premier objectif:
Moins d'hydrocarbures signifie moins de transports motorisés et à grande distance, donc nécessité de vivre d'abord avec les ressources locales.
Moins d'hydrocarbures signifie moins de tracteurs, moins d'engrais dans les champs, donc un retour vers une agriculture saine et plus diversifiée, plus localisée. Par exemple on produira moins de café et de cacao en Afrique, mais plus de quoi nourrir les populations locales.
Moins d'hydrocarbures signifie moins de chauffage, moins de climatisation, donc nécessité d'isoler très bien notre habitat, de nous regrouper dans cet habitat, d'accepter un moindre niveau de confort mais plus de chaleur humaine.
Moins d'hydrocarbures signifie recherche obligatoire d'énergies alternatives lesquelles sont distribuées et accessibles à tous. La production d'énergie thermique ou électrique se délocalise systématiquement. Le chantier est immense !
On voit bien, que cet objectif détruit tout un pan de l'économie actuelle, qu'il met en faillite les multinationales du pétrole et du transport maritime mais qu'il génère une multitude de petites actions compensatrices largement bénéficiaires !